Pharoah Sanders un des derniers grands du saxophone et du free jazz sera la vedette de la 18éme édition du festival international de jazz de jazz. De son vrai nom Farrell Sanders, Pharoah est né le 13 octobre 1940 à Little Rock, Arkansas, musicien d’une grande créativité il est un des piliers de l’avant du jazz, du free, du hard bop et du post-bop. Pharoah Sanders est un multi- instrumentiste incroyable mais ayant toujours privilégié le saxo ténor.
Sanders « se fit les dents » à Oakland, Californie, puis partit pour New York en 1962. Il possède un des sons de saxo ténor des plus distinctifs dans le jazz, très riche harmoniquement et lourd, sa sonorité peut être la plus crue et abrasive qu’un saxo puisse produire. Il se fit un nom en partie avec un free jazz très expressionniste et anarchiste dans l’ensemble de John Coltrane au milieu des années 1960. Il a également travaillé avec Sun Ra dans ces années là où d’ailleurs il reçut son surnom. Pharoah est né dans une famille de musiciens, ses parents enseignaient la musique, en privé et dans des écoles publiques. Son premier instrument fut la clarinette, mais, très vite, il la remplaça par le saxo ténor alors qu’il était lycéen. Le directeur de l’Orchestre du Lycée, John Cannon influença beaucoup le jeune Pharoah et lui fit découvrir le jazz pour la première fois. Ce fut une révélation et parmi les artistes favoris de Sanders à cette époque on peut citer : Harold Land, James Moody, Sony Rollins, Charlie Parker et John Coltrane. En 1961 Pharoah Sanders partit pour New York où ce fut la galère pendant un certain temps, impossible pour lui de vivre de sa musique, il mit son saxo « au clou », prit de petits jobs n’ayant rien à voir avec la musique et dormait parfois dans le métro.
Pendant toute cette période il jouait avec beaucoup ‘d’illuminés’ du free jazz dont Sun Ra, Don Cherry, Billy Higgins. Pharoah Sanders créa son premier groupe en 1963 avec le pianiste Joh Hicks, le bassisteWilbur War et Billy Higgins à la batterie. Cette formation joua un concert déterminant au ‘Village Gate’ de New York, où une personne du public qui était Jonh Coltrane apprécia ce qu’il entendit. A la fin de l’année 1964, Coltrane demanda à Sanders de jouer dans son ensemble, dés l’année suivante Pharoah jouait régulièrement avec Coltrane, bien qu’il n’ait jamais été un membre ‘officiel’ du groupe. L’ensemble de Coltrane et Sanders fut un des plus controversé de l’histoire du jazz. Quelques albums en découlèrent comme ‘OM’,’live at the village Vanguard again’, ‘live in Seattle et démontre une désertion presque totale des concepts traditionnels du jazz comme le swing et l’harmonie fonctionnelle, au profit d’un ensemble aux structures irrégulières, une mixture ‘organique’ de son au service du SON, ce qui était le plus important dans cette formation, c’était la force et Trane se rendit compte que Pharoah en avait à revendre.
Sa carrière en solo débutait véritablement avec son Pharoah Sanders Quintet en Octobre 1964 et essayant de sculpter le concept free jazz sur des archétypes de rythmes africains, puis décorant cet ‘hybride’ de techniques orientales, ce que l’on nomme « le nubian space jazz ». Il atteint la perfection avec l’album « Tauhid » en 1966. Dans les décades qui suivirent son travail avec Coltrane, Pharoah Sanders s’est transformé en un artiste légèrement plus ‘lissé’, capable de jouer parfaitement dans des contextes totalement différents allant du free jazz au mainstream, certains de ses meilleurs thèmes sont accessibles à tous, même si vous n’êtes pas porté par le free en général, car Sanders est aussi un artiste lyrique dans son œuvre.