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ARTICLES DE PRESSE
Saint -Louis Festival International de Jazz : Mardi 29 Mai 2007 - Le Soleil - Mbagnick Kharachi Diagne
Le Quai des Arts de Saint-Louis a refusé du monde jeudi dernier, à l’occasion de la cérémonie officielle d’ouverture de la quinzième édition du festival international de jazz. Madiodio Gningue, Soda Mama Fall, Khar Mbaye Madiaga, Mbaye Ndiaye Kamdigue et autres grosses pointures de l’ensemble lyrique traditionnel du Théâtre National “ Daniel Sorano ” ont rivalisé d’ardeur et de talent à travers des prestations d’assez bonne facture, pour tenir en haleine le public et galvaniser jusqu’à deux heures du matin ces nombreux férus de jazz et de musique traditionnelle, massés aux alentours du lieu de concert dès les premières heures de l’après-midi. Les communicateurs traditionnels, notamment, Bayou Mbaye, Zabi Ndiaye, Moustapha Mbaye Barama, Makhou Mbengue et Meïssa Seck, ont agrémenté la fête en rappelant au public l’histoire de la capitale du Nord. Le président de l’association Saint-Louis /Jazz Ousmane Alioune Sarr dit Badou Sarr, s’est réjoui de ces belles prestations, précisant que la 15ème édition du festival international de jazz de Saint-Louis, placée sous le thème “ Protection de l’enfant ” et organisée avec l’appui de Plan International, est une invite aux populations pour renouer avec les célèbres veillées nocturnes animées par des artistes de gros calibre qui ont l’habitude de chauffer l’ambiance au Théâtre National “ Daniel Sorano ”. Cette initiative et cette innovation de taille, a-t-il souligné, sont l’expression de la volonté du comité d’organisation de cette quinzième édition, de s’ouvrir et d’organiser la rencontre entre les grandes divas de la musique traditionnelle sénégalaise. La présence de l’ensemble lyrique traditionnel, a-t-il souligné, est en parfaite harmonie avec les origines du jazz car, “ tout a été africain avant d’aspirer à l’universel ”. En présence de Mme Sokhna Diallo, représentant Plan International (qui fait partie des partenaires les plus importants du comité d’organisation), Alioune Badiane directeur des Arts et représentant du ministre de la Culture, Alioune Badara Beye coordonnateur national du FESMAN, Mamadou Traoré, conseiller culturel du Chef de l’Etat, le maire Ousmane Masseck Ndiaye a laissé entendre que cet événement culturel a une dimension internationale. Le gouvernement et la municipalité de Saint-Louis, de l’avis de Ousmane Masseck Ndiaye doivent impérativement soutenir et appuyer l’organisation de ce festival qui contribue efficacement à vendre la destination Sénégal. Les subventions allouées à l’organisation de cet événement par le ministère du tourisme et sa municipalité, doivent selon le maire Ousmane Masseck Ndiaye, être revues, chaque année à la hausse. Il s’est réjoui enfin de la participation de l’ensemble lyrique traditionnel à cette quinzième édition du festival de jazz qui sera marqué par les prestations attendues de Randy Weston (pianiste américain, François Jeanneau (pianiste français) et autres jazz-men européens et américains.
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Festival de jazz de Saint-Louis du Sénégal Pulcinella, quatre Français "dans le ventre du jazz"
A leur programme "beaucoup de rencontres, d'échanges musicaux et humains intéressants et enrichissants (...), plusieurs journées assez denses" marquées par des "boeufs" jusqu'à leur concert, donné dans la nuit de vendredi à samedi, explique Ferdinand Doumerc, 28 ans, saxophoniste, flûtiste et leader du groupe.
A l'exception de l'accordéoniste Florian Desmonsant, ils en sont tous à leur premier voyage dans cette ville ancienne généralement peu associée à la traite de Noirs qu'elle connut pourtant. Selon des archives, elle amplifia la traite par sa situation stratégique, à la porte du désert mauritanien et le long du fleuve Sénégal. De leur séjour saint-louisien, les quatre Français sont, évidemment, "très contents" mais "aussi touchés d'être là, en Afrique", raconte le "saxo-flûtiste". "Le jazz, c'est une musique afro-américaine (...) mais il y a une énorme influence africaine. Etre un peu dans le ventre du jazz, ça nous a touchés, ça nous a émus". A en croire l'accueil que leur a réservé le public lors de leur prestation scénique d'environ deux heures, dans la nuit de vendredi à samedi, ce fut un sentiment partagé. Plusieurs centaines de spectateurs, peu découragés par des problèmes techniques depuis le début de la soirée, leur ont bruyamment exprimé leur enthousiasme le long de leur concert, qui a pris fin après samedi à 03H00 du matin. "Vous êtes fous!", leur a lancé un Sénégalais, emporté par leur inventivité - ils joignent des jouets à leurs instruments -, qui leur donne un style inclassable.
"Quand on joue, on essaie de faire quelque chose qui ne soit pas identifiable facilement. Et l'accordéon, ça aide beaucoup, puisque ce n'est pas un instrument qui est beaucoup utilisé dans le jazz, sauf récemment", note le contrebassiste Jean-Marc Serpin. En réalité, poursuit-il, "on ne se pose pas la question de savoir si ce qu'on fait ressemble à quelque chose. (...) On essaie d'abord de faire une musique qui nous ressemble, et qui tienne compte de toutes nos influences."
L'accordéoniste a été élevé "dans une tradition de bal musette" et a également "beaucoup étudié les musiques des Balkans". Le batteur "est plus d'une origine de free jazz, passionné de musique classique indienne". Le saxophoniste, "lui est plutôt tous azimuts, du funk, du jazz, de la salsa en passant par le zouk. Tout ce qui peut passer, il l'attrape. Et moi, de jazz, de funk et j'ai habité longtemps au Brésil", puisant dans les influences de ce pays, affirme Jean-Marc.
Le tout s'emmêle dans un mixeur nommé Pulcinella, parce que ce mot italien sonne "plus joli" que son équivalant français Polichinelle, selon le chef du groupe. "C'est un personnage très vieux, de théâtre, qui a un caractère très fort, un costume (...) mais quelqu'un (qui vient aussi) d'une tradition de cirque".Un monde bien aimé de ces quatre saltimbanques à la quête d'une maison de disques pour sortir leur premier album, presque trois ans après "une maquette autoproduite de cinq titres", explique Ferdinand. |
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Saint-Louis - Festival International de Jazz :
Lorsque la célèbre saxophoniste française Géraldine Laurent est montée sur la scène du “ In ” au Quai des Arts, les férus du jazz qui ne l’avaient jamais vue jouer, ne s’attendaient pas à cette prestation de qualité assurée par cette musicienne atypique qui a encore honoré la femme.
Sa démonstration prouve encore qu’il est temps de rompre définitivement d’avec cette mentalité qui ravale la femme au dernier plan, au rang de simple ménagère, au statut de simple partenaire de l’homme, considérée souvent en Afrique et dans d’autres coins du monde comme un objet de plaisir. La révélation de cette quinzième édition du festival a été, en effet, le Time Out Trio, dirigé de main de maître par cette brave femme qui a remporté l’année dernière en Europe le Django d’or. Une distinction qui suffit largement pour exprimer la valeur de ce trio. Accompagnée de Yoni Zelnick et de Laurent Bataille (à la batterie et à la contrebasse), Géraldine parvient fort majestueusement à se maintenir hors des sentiers battus tout en revisitant des standards comme Eric Dolphy, Ornette Colman, Charles Mingus, John Coltrane, Whyner Shorter. Cette saxophoniste dont l’alto tranche dans le vif de l’improvisation, s’est inspirée du souffle de Mame Coumba Bang, génie des eaux de la capitale du nord, pour apporter un baume au cœur des festivaliers. Très disciplinée, elle se déplace aisément dans un trousseau vestimentaire simple et noir pour faire parler son saxophone, faire découvrir son style, qui n’est, en fait, qu’un simple jeu mêlé à une douceur d’arrière-plan qui ne demande qu’à jaillir. Une des particularités de son groupe est de projeter un éclairage varié sur l’héritage culturel du jazz américain des années 60, avec une orientation du hard bop un peu déjanté. Randy Weston, le grand pianiste africain, né en Amérique, est monté ensuite sur scène pour crucifier le public. Son duo improvisé avec le jeune et talentueux koriste sénégalais Abdoulaye Cissokho (petit-fils de Soundioulou Cissokho) a séduit et excité le public. Voguant aux confluents de deux cultures, Weston reste un condensé très réussi de la musique africaine et du jazz américain. C’est le pianiste de jazz qui fait le plus parler de lui depuis Ellington et Lemoine. Il cite aussi Duke Ellington, Basie et Cole. Les concerts du “ In ” ont été animés également par le pianiste français François Jeanneau, le groupe du pianiste saint-louisien Khabane Thiam, ceux de Martin Reiter (Autriche) et Pulcinella (France).
L’innovation de taille de ce festival, c’est le partenariat avec Plan International qui a accepté de prendre en charge toute l’organisation du festival “ Off ” qui a permis à Viviane Wade, Awadi, Xuman et autres rappeurs du groupe Aura et de Tundou Dior d’égayer les populations au stade Me Babacar Seye.
Au nom du directeur général du Plan International Ousmane Raymond Seye, Macodé Diop a rendu un vibrant hommage au président du comité d’organisation Badou Sarr, ses collaborateurs Alboury Ndiaye, Samba Diop, Johny Ba, Assane Fall, etc. Ceci, pour l’intérêt particulier qu’ils accordent à ce partenariat qui a permis cette année de placer le festival sous le thème de la protection des enfants et du respect scrupuleux de l’ensemble des droits des enfants, surtout, de ceux qui sont en situation difficile et livrés quotidiennement à la mendicité.
Macodé Diop a enfin laissé entendre que Plan International poursuivra ce partenariat enrichissant et fructueux entre son ONG et l’équipe de Ousmane Alioune dit badou Sarr. |
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Saint-Louis (nord du Sénégal) accueille à partir de jeudi son 15e festival international de jazz avec, en vedette, l'Afro-américain Randy Weston pour une édition placée sous le double signe de la "rupture" et du "retour aux sources", selon les organisateurs.
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Le festival international de jazz de Saint-Louis (nord du Sénégal), dont la 15e édition se tient jusqu'à dimanche, est entré vendredi soir dans le vif du sujet avec des concerts marqués par la prestation de Pulcinella, quartet de Toulouse (sud-ouest de la France).
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Hôtels pleins, places grouillantes de monde, concerts chics ou populaires, découvertes d'artistes locaux et d'ailleurs. Saint-Louis (nord du Sénégal) sort de sa torpeur habituelle le temps de son 15e Festival de jazz, qui se tient jusqu'à dimanche.
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Le pianiste afro-américain Randy Weston, 81 ans, ne manque jamais de parler de l'Afrique, d'où sont originaires ses ancêtres et le jazz qu'il pratique depuis plus d'un demi-siècle.
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Le 15e Festival de jazz de Saint-Louis (nord du Sénégal), qui s'est tenu du 24 au 27 mai, a proposé des artistes de qualité comme l'Afro-Américain Randy Weston, sans parvenir à se départir des retards et approximations ayant déjà terni de précédentes éditions.
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